Open Context
Open contexte est un site qui vise à faciliter l’accès aux données récentes de terrain archéologique et aux disciplines en relation comme la préservation du patrimoine, à l’usage des chercheurs ce site est un outil individuel comme pédagogique. Le site est originaire d’une impulsion de l’Institut d’Archive d’Alexandrie (AAI), il est dirigé par Sarah Whitcher Kansa à la tête de l’institut et archéozoologue.
Le site propose un panel d’illustrations fichées des artéfacts de la ville d’Ur, en outre chaque objet est photographié sous divers angles.
On trouve également des images satellites des tombes, elle sont très flous mais donnent une idée de l’aspect des vestiges au sol. De plus le contenu de chaque tombe est méticuleusement détaillé.
The Iraq Heritage Program – Saving Our Cradles of Civilization: Programme du patrimoine irakien, Sauvons le berceau de notre civilisation.
Il s’agit d’un article expliquant les actions de protection du patrimoine récemment entreprises en Irak, fortement soumise au pillage et à divers désagrément comme nous l’avions déjà abordé dans la musique sumérienne, où nous avions noté que la lyre d’Ur avait été endommagée. Les indifférents acteurs de ce projets à l’échelle mondial, leur programme à venir et les réalisation achevé sont dévoilés, on retrouve nottament l’institut oriental de l’université de Chicago dont le site est indiqué dans notre page Delicious. Les facteurs de ce projet de sauvegarde sont exposés: la valeur culturelle de ces sites à l’échelle de l’humanité, il s’agit du berceau de l’invention de l’écriture, et l’incapacité des pays responsables de ces sites à investir des fonds dans ces actions. Ainsi l’étendue des dégâts réalisés sur le site d’Ur sont énoncés, la ville d’Ur a relativement peu subis les pillages mais les autres cités sumériennes beaucoup plus, ce qui accroit la valeur du site. Par ailleurs, une base militaire a été construite à proximité, bien qu’éloignée elle a endommagé des occupations secondaires. La lecture du texte en anglais est assez fastidieuse mais bien argumentée cet article défend parfaitement sa cause.
Un autre site aborde le patrimoine irakien : The Lyre of Ur, nous obligeant à réfléchir sur notre responsabilité vis à vis des générations futures dans la protection de ces vestiges.
http://www.orient-ancien-mesopotamie.org/
Anovi est une société de publication spécialisée en Histoire. Chaque période historique possède sa propre page internet, gérée par un responsable de la société. Il est permit aux particuliers et amateurs de soumettre au jugement de ce spécialiste, des articles destinés à être publiés sur le site internet. Il existe une page concernant l’Orient ancien et en particulier la Mésopotamie, gérée par l’universitaire Jean-Claude Planas.
Cette page offre une présentation générale de la Mésopotamie, complétée par une cartographie succinte, une chronologie et un lexique assez complets. Les informations sont délivrées dans des articles plus spécifiques, tel que celui consacré aux Tombes Royales d’Ur. Cet article présente une problématique originale et intéressante sur les pratiques, les coutumes et les croyances, auxquelles ce site archéologique participe. Cet aspect des Tombes Royales d’Ur est en effet plus rarement évoqué, en comparaison des analyses des vestiges matériels qui y ont été retrouvés. L’absence de “liens” et d’un “forum”, tels qu’ils sont proposés sur le site, est cependant regrettable car ils permetteraient une plus grande intéractivité entre le visiteur et les connaissances.
La participation d’amateurs à la réalisation des articles, sur le même modèle que celui proposé par l’Encyclopédie en ligne Wikipédia, inviterait à une certaine méfiance de la part du visiteur vis à vis de la fiabilité des informations. Cependant le contrôle exercé par un spécialiste de la discipline permet une plus grande confiance en ces données.
La musique sumérienne
Dans les tombes d’Ur nottament celle de Puabi des instruments de musique accompagnent les morts, de plus sur l’étandard d’ur un joueur de lyre est représenté, effectivement il semblerait que la musique rytmait les réunions collectives de toutes sortes: banquets, actes religieux , politiques… Pour cette raison nous proposons une critique de deux sources sur la musique sumérienne:
“La musique instrumentale mésopotamienne” Agnès Spycket, Persée

Lyre à tête de taureau, 2600-2400 av JC, Penn Museum [en ligne
“The lyre of Ur”, Carl Mactague
L’article, en anglais, est publié sur un site indépendant et a été rédigé par Carl Mactague. Carl Mactague est un professeur de mathématiques de l’Univesité de Cambridge. L’auteur explique que, frappé par la nouvelle de la perte de la lyre durant des évènements politiques à Bagdad, il a décidé d’appliquer ses travaux, portant sur un logiciel de reconstitution musicale à partir de calcul, à cet instument pour tenter d’en recréer la mélodie. Il précise qu’il a tenté d’imaginer le son produit par cet instrument à corde. Il explique alors, de manière simple, le processus de création.
L’article prend une forme très subjective et bien que l’auteur utilise un logiciel sérieux et que l’aspect mathématique soit probablement très complexe et réussi, ce travail représente plus un passe-temps pour l’auteur qu’une réelle recherche poussée sur le long terme. Ainsi l’auteur ne précise pas si il a étudié des musiques actuelles iraquiennes pour s’inspirer de leur thème musical ou s’il s’est référé à des travaux d’ethnologues, d’archéologues et de musicologues comme ceux cités dans l’article précédent. De même, il emploiet indifférament les termes de harpe et de lyre sans faire de réelle distinction.
Cependant ce texte nous sensibilise sur l’impact des événements politiques actuels sur notre patimoine, et nous permet d’appréhender la valeur symbolique des artefacts de ce site encore aujourd’hui, et pas uniquement pour les archéologues. De plus, il nous renseigne sur le potentiel informatif de ces objets ; de nombreuses pistes sont encore prêtes à être exploiter dans le cadre de la reconstitution de la société sumérienne, grâce à des outils toujours plus performants comme par exemple le logiciel informatique dont l’auteur s’est servi.
http://www.ezida.com/ur.htm
Ce site est dédié à l’ensemble du monde mésopotamien. Il a été réalisé par Carmen Asenzio, diplomée de l’Université de Genève en langues et civilisation de la Mésopotamie et en Histoire des Religions. Bien que ces sources ne soient nulle part mentionnées, les informations livrées sur ce site internet semblent pouvoir être considérées comme fiables, compte tenu des diplômes de son auteur.
Le site s’organise en plusieurs dossiers thématiques, présentant sous divers aspects les connaissances sur la Mésopotamie, et accesibles depuis la page d’accueil. Ils permettent de brosser à grands traits les caractéristiques du monde mésopotamien. Les sites archéologiques principaux sont présentés sous la forme d’une sorte de “carte d’identité”, où sont délivrées les informations fondamentales sur chacune des cités importantes de la Mésopotamie, dont celle d’Ur, qui nous intéresse particulièrement. Malgré la quantité restreinte d’informations délivrées, un grand nombre de liens permettent d’accéder à quelques éléments supplémentaires. En outre, le site propose une galerie de photos non-exhaustive des objets et des sites mésopotamiens, une cartographie intéressante, ainsi qu’une chronologie sommaire, un glossaire spécifique à la Mésopotamie et une bibliographie organisée.
Bien que l’on puisse déplorer un certain manque de clarté du point de vue de la présentation, ce site est idéal pour une première approche de la Mésopotamie.
Site créé par le Musée d’archéologie et d’anthropologie de l’Université de Pennsylvanie, dans le but de compléter le site de ce musée à propos du cimetière royal d’Ur, à l’occasion d’une exposition. Ce site est assez complet. Il prend la forme d’un diaporama de différents articles thématiques (l’historique des fouilles, la fameuse structure “the death pit”, les personnages importants…). Il présente de plus une véritable démarche archéologique qui transparaît à travers la présentation des enjeux et des problématiques du site d’Ur ; ce qu’il nous apprend, mais aussi en quoi il est aussi particulier. Il permet également de le replacer dans le contexte de son occupation. La présentation du site est agréable et fait ressortir ce qu’il y a à retenir sur le sujet développé. Enfin, le fait qu’il soit rattaché au Musée d’archéologie et d’anthropologie de l’Université de Pennsylvanie lui assure une certaine rigueur et des informations auxquelles il est possible d’accorder un réel crédit.
Dans le but d’une plus grande interactivité avec le visiteur, le site propose un programme permettant de traduire son nom en cunéiforme. Il transcrit en Babylonien, langue qui n’était pas utilisée dans le contexte de la civilisation d’Ur, mais les Sumériens utilisant également la graphie cunéiforme, cela permet de visualiser la forme d’écriture utilisée. Malheureusement, les modalités de traduction ne sont pas expliquées ; le visiteur peut cependant accéder à un topo sur ce système d’écriture.
Transcription en cunéiforme du nom Charles L. Woolley.
Par ailleurs, le site du Musée d’archéologie et d’anthropologie de l’Université de Pennsylvannie est doublé d’une page sur youtube, où sont publiés des documentaires produits par le Musée. Ainsi, l’un d’entre eux est consacré au cimetière d’Ur. Cette vidéo est de relative courte durée puisqu’elle dure sept minutes. Elle centre son propos sur les éléments marquants du site des Tombes royales d’Ur, tels que the Greath death pit, le Grand Puits de la Mort. Cette tombe est originale par la cérémonie d’auto-sacrifice inusuelle qui s’y est tenue. Par son aspect unique et d’un certain intérêt morbide, elle a engendré de nombreuses recherches et capte facilement la curiosité du public. Des exemples illustratifs et représentatifs ont été sélectionnés avec soin. La vidéo qui se construit sous la forme d’un diaporama commenté, est édifiante car les artéfacts présentés sont précisément décrits et commentés.
“The Royal tombs of Ur ” the British Museum
Mesopotamia est un site du British Museum consacré à trois civilisations de l’Orient ancien, les Assyriens, les Babyloniens et les Sumériens. Le site s’organise donc en trois parties distinctes. Le choix de ces peuples et des thèmes très ciblés à l’intérieur de ces civilisations est fortement lié à l’histoire de la recherche en Mésopotamie. En effet, l’archéologie en Orient comme partout ailleurs, est liée à la politique étrangère. Cette relation explique la profusion des sites anglophones en Mésopotamie et plus particulièrement dans le cas des Tombes royales d’Ur. Le site internet Mesopotamia est compris dans cette catégorie. De ce fait, les sites présentés sont ceux qui ont été explorés par des missions anglaises et dont les artefacts appartiennent aux collections du British Museum. 
La partie qui nous concerne ici est relative aux Sumériens et plus particulièrement aux Tombes royales. Le visiteur accède facilement à cette partie sous réserve de connaitre l’appartenance de la cité d’Ur à l’aire sumérienne. L’information est répartie en trois axes : une histoire très complète de la découverte du site, une exploration intéractive des tombes et la reconstitution du jeu royale d’Ur. 
En ce qui concerne le fond, il est possible de reprocher aux créateurs du site de ne pas étendre l’histoire de la recherche après la découverte par C. L. Woolley. Par ailleurs, l’ensemble des artéfacts ne sont pas exposés. Ce site n’offre pas non plus une vision d’ensemble de la société à l’origine de ces tombes, et il ne propose donc pas de réflexion sur les choix de construction de ces structures uniques, sur les motivations de ces occupants, sur les informations socio-économiques révélées par ces inhumations… Il s’agit en effet d’une visée informative destinée au large publique.Cependant cette répartition de l’information capte l’attention du visiteur et est moins rébarbative qu’un long texte explicatif. En outre, cela condense un grand nombre de données, et offre ainsi une bonne vision globale du cimetière royal. L’exploration des tombes se fait sous forme de plan sur lequel il est possible de pointer les objets, les structures ou les individus et ainsi d’ouvrir une nouvelle page, où des explications plus complètes sur les pratiques funéraires, les techniques de fabrications des objets ou l’identité du personnage inhumé, sont rapportées. De plus, les créateurs se sont appliqués à clarifier le vocabulaire technique. Ainsi le site nécessite un minimum de connaissance de la langue anglaise et de l’archéologie. Malgré son aspect didactique destiné à un publique non universitaire sa affiliation au British Museum rend le site et son contenu fiable.









